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Votation fédérale: trois fois oui à Fribourg

Les citoyens fribourgeois acceptent à une très large majorité d'augmenter la contribution annuelle de la Suisse à l'agence Frontex et de modifier la loi fédérale sur la transplantation d'organes. La «Lex Netflix» passe également le cap.

La «Lex Netflix» est acceptée par les citoyens fribourgeois. © Keystone
La «Lex Netflix» est acceptée par les citoyens fribourgeois. © Keystone

FM, NM

Publié le 15.05.2022
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Les trois objets soumis à votation fédérale ce dimanche sont approuvés par le peuple fribourgeois. Ce dernier accepte par 75,24% des suffrages de participer au développement de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. Pour mémoire, en cas de oui sur le plan national, la contribution annuelle de la Suisse à l’agence passera de 24 millions de francs en 2021 à 61 millions de francs en 2027. «L’argent supplémentaire qui sera versé par la Suisse est important pour maintenir une collaboration au sein de l’Espace Schengen afin de gérer l’immigration. Je pense que la Suisse en profite également, et il est essentiel de collaborer pour ne pas se retrouver isolés», salue le conseiller national Pierre-André Page (UDC).

La modification de la loi sur la transplantation est également très largement adoptée par les Fribourgeois, par 73,28% des voix. Cette révision introduit le principe du consentement présumé pour le don d’organes: les personnes qui refusent le prélèvement d’organes après leur mort devront le déclarer explicitement au préalable. Julien Vuilleumier, coprésident des Verts fribourgeois, relève qu’il n’y a pas eu «un effet confessionnel par rapport à ce vote». Christine Bulliard-Marbach s’en réjouit. «C'est un résultat de solidarité. Aujourd'hui, nous savons qu'il n'y a pas assez de dons d'organes dans notre pays. Et nous savons aussi que, dans les pays qui ont déjà introduit le principe du consentement présumé, il y en a davantage». Pour la conseillère nationale (Centre), il y a encore du travail à accomplir. «A présent, nous devrons vraiment mettre en place des campagnes d'information efficaces. Car il s'agit vraiment d'une décision personnelle. Et les gens doivent pouvoir décider en connaissance de cause».

Enfin, la modification de la loi sur le cinéma passe également la rampe dans le canton de Fribourg, avec 63,92% de suffrages. Le projet prévoit notamment que les plateformes de streaming injectent, comme les chaînes de télévision, 4% de leur chiffre d’affaires réalisé en Suisse dans des productions indigènes. Il s’agissait du sujet le plus disputé. Refusé dans sept cantons, il a convaincu 63,9% des Fribourgeois. «La jeunesse a peut-être eu un peu peur de devoir payer davantage pour s’abonner à des services comme Netflix.», observe la conseillère nationale Ursula Schneider Schüttel (PS). La conseillère aux Etats Isabelle Chassot (Centre), ancienne directrice de l’Office fédéral de la culture, abonde dans le même sens. «Le cinéma romand ne vit que par la collaboration et les coproductions avec la France.», souligne-t-elle.

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