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La Suisse n'est pas suffisamment armée contre les vidéos manipulées

Selon TA-Swiss, la Suisse est mal armée contre les deepfakes (image d'illustration). © KEYSTONE/AP
Selon TA-Swiss, la Suisse est mal armée contre les deepfakes (image d'illustration). © KEYSTONE/AP


Publié le 18.06.2024


La Suisse est mal préparée face aux deepfakes. Il est difficile pour une personne lambda de repérer une vidéo truquée grâce à l'intelligence artificielle. TA-Swiss, la Fondation pour l’évaluation des choix technologiques, tire la sonnette d'alarme.

Lors d'une expérience, les participants n'ont pas réussi à reconnaître des vidéos et des enregistrements sonores, générés par l'IA, indique mardi TA-Swiss dans un rapport. Les programmes de détection n'ont pas obtenu de meilleurs résultats.

Cette technologie est utilisée par exemple pour le chantage ou le harcèlement. Compte tenu de son évolution rapide, seule une combinaison de mesures de protection peut limiter les effets néfastes des deepfakes, estime la fondation.

L'Etat devrait imposer aux plateformes en ligne la suppression des deepfakes nuisibles et proposer des services de conseil aux victimes. TA-Swiss appelle en même temps à renforcer la responsabilité personnelle et les compétences médiatiques afin d’exploiter le potentiel positif des contenus générés par l’IA.

ats

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