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National League: un premier bilan à mi-parcours pour le HC Ajoie

Gary Sheehan et le HC Ajoie: apprentissage difficile dans l'élite © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER
Gary Sheehan et le HC Ajoie: apprentissage difficile dans l'élite © KEYSTONE/PATRICK B. KRAEMER


Publié le 01.12.2021
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Ajoie le savait, ce serait dur pour le club jurassien en National League. Cela s'est confirmé sur la glace.

Après 28 matches de National League, Ajoie pointe logiquement au dernier rang avec 18 points. Interrogés par le podcast Cold Facts, l'entraîneur Gary Sheehan et son adjoint Vincent Léchenne reviennent sur ces trois premiers mois dans l'élite.

La mi-saison, déjà. Et un constat évident que la National League est un tout autre animal que la Swiss League. Promu dans l'élite fin avril, Ajoie a dû se préparer en vitesse pour rejoindre la première division du pays. Une préparation aussi bien physique que mentale, car il n'est jamais aisé de passer de la première place dans son village à la dernière en ville.

Froideur des chiffres

Six victoires en 28 parties, 52 buts marqués pour 118 encaissés, la froideur des chiffres ne peut être ignorée. Par chance, la chaleur qui se dégage du staff et des supporters permet d'atténuer un peu cet effet délétère sur les organismes.

"On a fini la saison tardivement (réd: fin avril), rappelle le directeur sportif et coach-assistant Vincent Léchenne. On a l'impression qu'on est en retard sur tout, mais l'équipe progresse. Je pense que nous serons meilleurs durant la deuxième phase et j'espère que certains joueurs suisses vont sortir du bois."

Faiblesse dans l'exécution

Face à Lausanne mardi soir et face aux autres équipes de National League, ce qui pèche à Ajoie c'est l'exécution. Et l'exécution va souvent de pair avec le talent. "On doit gagner en vitesse d'exécution, analyse Gary Sheehan. Mais pour cela, il faut avoir de la stabilité dans le contingent."

Le Québécois sait bien de quoi il parle puisque mardi soir, ce n'était que la quatrième fois qu'il avait la possibilité d'aligner quatre étrangers sur la glace. Contre Lausanne, Ajoie a aligné Devos, Asselin, Fortier et Wannström.

Grand vide

Mais les deux derniers arrivés n'étaient initialement pas prévus. Ils ont permis de combler les absences de Jérôme Leduc et de Jonathan Hazen qui étaient dans les plans initiaux du staff ajoulot avant de tomber au combat. Et si l'attaquant a pu être numériquement remplacé, et plutôt bien, le défenseur québécois a laissé un grand vide dans plusieurs facettes du jeu.

"Il y a deux nouveaux par rapport au puzzle de départ, note le Québécois. On n'a pas le rythme. On n'a pas été régulier. Certains joueurs ont de la peine à s'adapter à la vitesse de jeu. Et après il y a des problèmes d'exécution. On le voit très facilement contre Lausanne mardi soir, on a eu deux minutes à 5 contre 3 et on n'a eu qu'une ou deux occasions alors qu'on devrait s'en créer cinq ou six. Au niveau individuel, on peine et c'est difficile de dominer collectivement si cela ne suit déjà pas sur le plan individuel."

Second souffle

S'il blâme aussi le manque de profondeur, le coach ajoulot conserve le sourire et l'espoir: "La saison est encore longue et j'espère qu'on trouvera un second souffle quand on aura la possibilité de jouer vraiment avec quatre étrangers et de mettre en place nos power-plays et nos box-plays, parce que finalement ça change tout le temps."

ats

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