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«J’aime expérimenter la foi avec les jeunes»

Rebecca Fiechter est pasteure jeunesse à l’Eglise évangélique d’Yverdon depuis une année. © Rebecca Fiechter
Rebecca Fiechter est pasteure jeunesse à l’Eglise évangélique d’Yverdon depuis une année. © Rebecca Fiechter
Publié le 05.12.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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Parle-moi de ton taf!

A 25 ans, Rebecca Fiechter est pasteure jeunesse au Gospel Center d’Yverdon. Elle y offre un cadre spirituel aux jeunes jusqu’à 18 ans.

«Je suis fille de pasteur et j’ai grandi dans une Eglise très familiale à Bourguillon, où j’y pratiquais la louange. Il y a tout juste une année, l’Eglise évangélique d’Yverdon m’a proposé un poste de pasteure jeunesse. En parallèle, je suis devenue enseignante spécialisée après avoir obtenu un bachelor en éducation à l’Université de Fribourg. Ces deux facettes représentent une force pour mon métier.

J’aime pouvoir expérimenter la foi avec les jeunes et encore plus quand je vois qu’ils se l’approprient. Chaque dimanche, ils travaillent sur un thème de manière ludique et adaptée à leur âge. On les invite, par exemple, à réfléchir à des sujets d’actualité en y appliquant des notions spirituelles. En dehors de l’Eglise, ils peuvent aussi toujours venir me parler de sujets qu’ils n’osent pas aborder avec leurs parents. Que ce soit à propos de sexualité, d’homosexualité, de guerre ou même s’ils remettent en question leur foi, il n’y a aucun tabou. On peut parler de tout, en restant dans ce qui est de leur capacité d’entendement.

Il n’y a pas de cahier des charges quand on est pasteure jeunesse mais j’ai une foi en laquelle je n’ai aucun doute et je la vis activement. Je suis mariée, j’ai une famille, je vis comme n’importe quelle personne de cette planète mais mon patron, c’est Dieu. Je suis d’ailleurs tatouée, c’est plus inhabituel, disons, mais j’ai un papa pasteur qui casse aussi les codes.

Dans le milieu pastoral, je trouve qu’il y a plus d’obstacles liés à l’âge et moins au genre, comme on pourrait le penser. Même si c’est initialement un métier que beaucoup considèrent comme plus masculin, il y a désormais de plus en plus de femmes pasteures. Il faut mettre en avant l’idée qu’il n’y a pas de métiers faits pour un genre plutôt qu’un autre.» Manon Becker

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