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Les coulisses d’un spectacle

Blaise Bersinger (à g.), Quentin Lo Russo (au milieu) et Yacine Nemra (à dr.) lors de leur spectacle à l’Arbanel. © Jokerscomedy
Blaise Bersinger (à g.), Quentin Lo Russo (au milieu) et Yacine Nemra (à dr.) lors de leur spectacle à l’Arbanel. © Jokerscomedy
Publié le 13.06.2022

Temps de lecture estimé : 2 minutes

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J’ai testé pour vous!

Il est assez simple de s’asseoir devant un spectacle, mais c’est une autre affaire quand il s’agit de se débrouiller soi-même pour que le spectacle ait lieu.

«Vous vous êtes sûrement déjà retrouvés à devoir vous rendre à Lausanne voire – comble de l’aventure – à Genève ou Zurich pour assister au spectacle de votre artiste préféré. Évidemment, les artistes francophones que vous avez le plus envie de voir s’aventurent rarement au-delà de l’arc lémanique, et si le théâtre de boulevard à base d’amants dans le placard, la danse contemporaine et l’opéra ne vous plaisent pas, l’offre régionale peut vous décevoir.

C’est dans ce terrible contexte que l’occasion m’a été donnée, à moi et aux membres de la troupe de théâtre dont je faisais partie, de programmer un spectacle dans la salle de l’Arbanel, à Treyvaux.

Au terme d’un long débat, nous avons réussi à nous mettre d’accord sur un spectacle, que certains auront nécessairement vu pour pouvoir garantir une certaine qualité. Oui, parce que dire «il paraît que c’est hyper drôle», ça ne suffit pas. Le spectacle est choisi, très bien, mais comment le fait-on venir jusque dans le petit théâtre du petit village de Treyvaux? Eh bien, on commence par contacter les comédiens personnellement, puisque l’on n’a pas de meilleure idée. Avec un peu de chance, on peut espérer obtenir une réponse à notre message sur Instagram.

S’ensuit une longue série de mails avec une maison de production: dates, contrats, prix, horaires, repas pour les artistes… jusqu’à pouvoir rendre la chose officielle. Puis, viennent quelques semaines de stress à faire la promotion du spectacle du mieux qu’on peut, en espérant ne pas se retrouver avec une salle à moitié vide et devoir prendre la responsabilité de l’échec.

Enfin, on a le droit de s’asseoir devant le spectacle tant attendu, de rire comme une baleine en se réjouissant de recommencer la saison prochaine. Dites, vous aimeriez voir qui?»

Zenon Brügger

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