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Maternité: Le congé prénatal, cette revendication sans cesse rejetée

Avec Chypre, la Suisse est le seul pays européen à ne pas prévoir de congé prénatal. Pourtant, près de 70% des Suissesses sont en congé-maladie dans les deux semaines qui précèdent l’accouchement. Sans cesse rejeté, le droit au congé prénatal est remis sur le devant de la scène grâce à une pétition déposée à Genève.

Selon les syndicats genevois, les femmes enceintes travaillent bien souvent trop longtemps sur la fin de leur grossesse avant d’être mises en arrêt par leur médecin. © Keystone
Selon les syndicats genevois, les femmes enceintes travaillent bien souvent trop longtemps sur la fin de leur grossesse avant d’être mises en arrêt par leur médecin. © Keystone

Sophie Gremaud

Publié le 20.06.2024

Temps de lecture estimé : 5 minutes

«La grossesse n’est pas une maladie», insiste Aline Zuber, secrétaire syndicale du SSP Genève. Dans le sillage de la grève féministe du 14 juin, plusieurs syndicats genevois et le Collectif de la Grève féministe ont déposé en début de semaine une pétition «pour le droit à un congé prénatal dans les secteurs publics et subventionnés». Cette missive, soutenue par 1800 signataires, remet sur la table la revendication d’un congé légal avant l’accouchement, souvent débattue mais systématiquement rejetée par le monde politique.

Contrairement à tous les Etats de l’Union européenne (UE) et de l’Association européenne de libre-échange (AELE), Chypre et la Suisse sont les deux seuls pays qui ne prévoient pas de droit au congé prénatal. Tous les autres pays offrent aux femmes enceintes la possibilité de prendre une partie du congé-maternité avant l’accouchement. En l’absence de congé prénatal, les Suissesses bénéficient de droits particuliers au travail durant leur grossesse et sont mise

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