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72 secondes pour un maintien

Breel Embolo: l'un des deux hommes du match avec Yann Sommer. © KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER
Breel Embolo: l'un des deux hommes du match avec Yann Sommer. © KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER


Publié le 27.09.2022
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La Suisse aura droit à une quatrième campagne de Ligue des Nations dans le groupe A. A Saint-Gall, elle a assuré son maintien après avoir entamé sa phase de poules sur trois défaites.

Elle a battu 2-1 la République tchèque grâce à deux buts inscrits en l'espace de 72 secondes aux alentours de la demi-heure par Remo Freuler et par Breel Embolo pour cueillir une troisième victoire de rang. Le Zurichois a marqué de la tête sur un centre de Xherdan Shaqiri. Pour sa part, le Bâlois a exploité une bourde de Lukas Kalvach pour s'en aller battre l'ancien portier du FCB Tomas Vaclik.

La Suisse termine donc à la troisième place de cette poule derrière l'Espagne et le Portugal. La Roja s'est qualifiée pour le Final Four à la faveur de sa victoire 1-0 à Braga devant le Portugal grâce à une réussite d'Alvaro Morata. Elle sera opposée en juin prochain aux Pays-Bas, à la Croatie et à l'Italie.

Yann Sommer une nouvelle fois décisif

Trois jours après son exploit en Espagne, cette victoire 2-1 face à la Roja que personne n'avait vu venir, la Suisse a dû cravacher ferme pour conclure cette Ligue des Nations sur une note positive. Elle n'a pas vraiment maîtrisé le rythme d'une rencontre que les Tchèques ont cherché à emballer sans cesse. Et une fois de plus, elle peut remercier Yann Sommer. Déjà décisif à Saragosse, le portier de Mönchengéadbach a détourné un penalty de Tomas Soucek à la 61e qui aurait permis aux Tchèques d'égaliser. Il est allé chercher sur sa droite la frappe du joueur de West Ham pour démontrer, s'il le fallait encore, qu'il était bien un gardien d'exception. Un gardien qui peut vous emmener sur le toit du monde dans deux mois au Qatar. Surtout s'il est toujours accompagné par la chance comme ce mardi lorsqu'il fut sauvé à deux reprises par ses montants.

Les 72 secondes de bonheur offertes à son public ne devaient pas occulter toutes les difficultés rencontrées par l'équipe de Suisse lors de la première période. Les Tchèques ne méritaient pas vraiment d'être menés à la pause. Sans la malchance avec une frappe d'Adam Vlkanova sur la transversale (8e) et sans un arrêt magnifique de Sommer devant Vaclav Cerny (22e), les Tchèques auraient dû mener au score.

L'absence du patron

L'absence de Manuel Akanji, suspendu, a été cruellement ressentie. Sans son patron, la défense n'a pas témoigné de la même rigueur qu'à Saragosse. Appelé à remplacer le Zurichois, Fabian Schär a, ainsi, été trop facilement éliminé sur l'action qui a conduit à la réduction du score de Patrik Schick à la 45e minute. A ses côtés, Nico Elvedi a commis, lui aussi, quelques erreurs, notamment la faute qui a provoqué le penalty de la 61e minute, face à un adversaire qui, il est vrai, se livrait pleinement. Les Tchèques ont témoigné d'une réelle force de caractère après le 4-0 concédé samedi à Prague face au Portugal. A Saint-Gall, ils auraient pu lâcher prise après les buts de Freuler et d'Embolo. Il n'en fut rien.

La République tchèque a, ainsi, largement dominé la seconde période. Avec son jeu bien plus vertical désormais, la Suisse pouvait toutefois porter le danger par quelques fulgurances qui portaient le plus souvent la griffe d'Embolo. Avec sa puissance, le joueur de Monaco fut une menace permanente pour les Tchèques. Il aurait pu inscrire un second but avec une très belle reprise de la tête à la 55e minute sur un centre de Ricardo Rodriguez, qui honorait mardi sa 100e sélection. Mais son plus beau geste de la soirée fut peut-être cette offrande à Djibril Sow à la 58e qui ne fut malheureusement pas convertie.

Sorti sous les ovations du public à la 65e, Breel Embolo a mis un terme à la discussion quant à l'animation offensive de l'équipe de Suisse. Il jouera bien dans l'axe au Qatar, entouré de Shaqiri et de Noah Okafor. Absent lors de ce rassemblement en raison de maux dentaires, le joueur de Salzbourg ne peut toutefois pas se reposer sur ses - récents - lauriers. Comme à Saragosse, Ruben Vargas a, en effet, démontré de belles choses. Quant à Haris Seferovic, le train est, semble-t-il, passé.

ats

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